[Le Projet]

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mardi 10 octobre 2006

Les Parenthèses [8]

La série "Contrariété" a débuté en 2004 suite à un voyage au Cambodge. Le but était de créer des diptyques avec deux parties bien distinctes contrariant la lecture de l'ensemble. Une sorte d'opposition d'images. Cette série n'est pas bouclée, elle s'est même étendue à trois images parfois.

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Contrariété IX (2x11x8cm)

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Contrariété V (2x11x8cm)

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Contrariété VI (2x11x8cm)

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Contrariété VIII (2x11x8cm)

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Contrariété VII (2x8x11cm)

Technique mixte sur carton (acrylique, mine de plomb, brou de noix, encre de Chine)

Vous trouverez la série pratiquement complète dans l'Album [9].

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vendredi 12 mai 2006

Les Parenthèses [7]

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Ce triptyque date de 1997 et il se nomme "Ouverture-Série97", il est fait de collages de journaux asiatiques et de peinture à l'huile. A cette époque j'utilisais encore ce médium pour le découvrir un peu plus. Je passerai progressivement à l'acrylique pour une question pratique.

Les Ouvertures ont été imaginées là aussi après quelques périples dans des petits villages du sud de la France ou d'Auvergne en observant les vieilles portes en bois de bâtisses en ruine. J'essayais de percevoir les vies vécues derrière ces interstices de planches grises usées par l'abandon. Elles pouvaient parfois nous emmener vers notre propre enfance, notre propre histoire, nos souvenirs de vacances, nos rires ou nos pleurs, les deux souvent. Elles nous ramenaient des parfums particuliers, ces essences qui nous poursuivent à jamais. Nous laissons ainsi notre mémoire déposer des traces ineffaçables.

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vendredi 14 avril 2006

Les Parenthèses [6]

Cette série d'apôtres commença en 2000, conjugaison d'événements marquants et appréciation de l'oeuvre de Georges de la Tour. Il faudra peut-être encore du temps pour achever les douze portraits mais je retarde volontiers cette fin. Nos histoires sont jonchées de faits douloureux qui parfois provoquent une irrésistible envie d'exprimer haut et fort notre sentiment d'abandon. Comme un témoignage à chaud ces saints reçoivent les confidences de l'âme meurtrie. Chacun garde son histoire, comme une peinture. La peinture est une expérience propre où le vécu de l'acte s'autorise à transpirer.
Ce travail oscille entre figuration et abstraction, tantôt l'évidence, tantôt la suggestion, des images et des souvenirs nets ou flous, des associations de nos mémoires sollicitées. Des symboles aussi.

Lien vers l'Album [7].

Saint-Paul apôtre sans avoir été l'un des douze qui vécurent avec Jesus fut pourtant le premier peint de cette série comme un premier pas sur le chemin de la découverte intérieure. Comme une timidité, une retenue, la pudeur de l'essentiel.

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mercredi 29 mars 2006

Les Parenthèses [5]

En attendant de reprendre le Projet je m'attarde un bref instant sur ces sculptures à connotation brancusienne. Brancusi laissa le socle devenir partie intégrante de la sculpture alors qu'il était d'habitude en opposition. (Lien d'explication)

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mercredi 1 février 2006

Les Parenthèses [4]

Wojtek Siudmak, voilà certainement le nom-déclic, celui d'un peintre de l'hyperfantastique qui déclencha en moi l'envie de créer, de dessiner plutôt que peindre d'ailleurs. A l'époque je lisais essentiellement de la science-fiction et Siudmak réalisait les couvertures de la collection Presse-Pocket. J'ai donc commencé ainsi à copier au crayon ou au rotring ses peintures pour dériver lentement vers mes propres idées et prendre mes premiers cours de dessin. C'était un travail très besogneux, fait de pointillisme et d'hyper-réalisme, qui m'a appris la patience, la concentration et la rigueur. Cet univers est resté longtemps le mien et avec le recul je pense qu'il ne véhiculait que des images instantanées et non pas des réflexions sur mes préoccupations de l'époque.
Siudmak nous embarque dans un monde infini de rêves ou de cauchemars, mélangeant les dimensions, nos dimensions créant une illusion de l'espace. Une évasion.

Quelques vues dans l'Album [5].

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jeudi 29 décembre 2005

Les Parenthèses [3]

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Ce tableau date de 1996 et il est important dans mon cheminement de peintre. C'est un des premiers travaux "abstraits" réalisés. Il ne fut pas facile à obtenir, le virage vers l'abstraction n'était pas évident, un nouveau monde à concevoir. Ce tableau est né d'un conflit interne, une rage à demi contenue, la rage justement de ne pas pouvoir s'exprimer. On peut lire toute la gestuelle de cette colère et aussi les flous de cette nouvelle direction. Il y a quelquefois des moments charnières dans une vie et les deux années passées à l'école de la Glacière (en fait Ateliers des Beaux-Arts de la ville de Paris) furent un révélateur, un face à face avec soi-même, des continuelles remises en cause de votre travail, donc de vous. Et mis à part les différentes techniques on vous apprend surtout à être sincère dans votre démarche artistique.
Pour finir la description de ce tableau, vous voyez certainement apparaître des idéogrammes chinois, clin d'oeil à l'Asie où j'ai vagabondé quelques fois, déjà à la recherche de ma vérité. Alors très souvent, caché ou pas, un signe surgit, trace ma mémoire.
D'autres tableaux de 1996 dans l'Album [3].

Et bon anniversaire Pa.

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mercredi 28 décembre 2005

Les Parenthèses [2]

Je n'en suis qu'à la moitié mais je vous conseille déjà de lire "Les Mirages de l'Art Contemporain" de Christine Sourgins. Cela vous réconfortera peut-être sur ce que vous pensez de l'art d'aujourd'hui ou l'inverse. Vous trouverez qu'elle exagère dans son analyse. Moi, il me manquait cet analyse, un résonnement difficile à mettre en place lorsque l'on ne connaît pas toutes les ficelles du sujet. Mais en fréquentant les expositions à Beaubourg, dans les galeries ,ou même le plus frappant, à la FIAC il me semblait ne pas être à ma place en tant que peintre dans la mouvance de l'art contemporain. Ce livre répond à beaucoup de questions que vous vous êtes certainement posées en fréquentant ces lieux.

Et puis il y a une citation de Jean Guitton, très belle.

"Etre dans le vent c'est une ambition de feuille morte."

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mardi 27 décembre 2005

Les Parenthèses [1]

J'ouvre celle-ci sur un peintre afro-américain que j'ai connu à Oakland en 1981 lors d'un long voyage avec des amis. Robert Colescott a peut-être d'une façon ou d'une autre orienté mon choix vers la peinture. A cette époque j'ai plus été séduit par le décor, la mise en scène autour de l'acte proprement dit. J'idéalisais cette vie d'artiste, s'installer dans un loft, une estrade pour jouer de la batterie, un espace pour créer d'immenses toiles (des accumulations de hot-dogs ou de gâteaux à ce moment-là), bref un écran de liberté. Alors bien des années plus tard et même si je ne l'ai pas revu, je voulais faire le lien avec quelques articles le concernant.

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